mardi, avril 18, 2006

CPE: le préservatif...des politiques!

CPE : Le préservatif ... des politiques !




Emballé c'est baisé
... La rue aura abrogé la loi du CPE.
Une minorité agissante déterminée aura eu raison d'une majorité trop silencieuse, dépitée, écoeurée et qui ne comprend plus rien.
La violence de quelques uns aura fait basculer la tendance... Une majorité de jeunes étudiants voulant travailler et assurer leur avenir a été submergée par des assemblées générales boiteuses où la démocratie fut bafouée .
La manipulation fut grandiose. Le laxisme de certains responsables de l'Education nationale et le laisser faire de queuqes autres enseignants engagés politiquement ,aura contribué au basculement. Un président, un premier ministre bafoué... une assemblée nationale majoritaire désavouée... une opposition politique faisant feu de « tout petit bois » pour reprendre le pouvoir à venir!
C'est le reflet d'un profond malaise de notre société : le périmé modéle français !
Où est le bon remède dans cette hypocrisie du faux dialogue !
Et voilà que tout ne s'annonce pas rose pour la suite. La France condamnée à l'immobilisme et à la stagnation pour cause de campagne électorale , 18 mois avant l'élection.
Le CPE est devenu le préservatif des politiques .Une vraie leçon de politique pour le futur de leur avenir. On ne bouge plus par crainte d'irriter l'électeur. Même le mouvement de va et vient pourtant habituellement tant pratiqué en politique, et, censé conduire à l'extase est supprimé ! On ne bouge plus, on s'accroche aux branches pour rester en place et être présent au sprint final de la présidentielle !
La preuve : le report de toute décision concernant un projet de loi important pour la santé des français, l'interdiction de fumer dans les établissements de lieux publics. Abrogé lui aussi ... ou repoussé, il ne faut plus faire de fumée par peur de se faire des... cendre !!!
Tant pis, encore une fois, pour la majorité des citoyens, (70% ,.qui suivant un sondage officiel sont pour cette interdiction !)
Cela promet de beaux jours passivement enfumés.
A l'heure où partout en Europe et dans le monde on responsabilise, on concocte de nouvelles formules, on progresse en réformant, nos hommes politiques freinent des deux pieds.
Plus de réformes (pourtant si nécessaires...) avant les élections c'est trop risqué !
Qu'on le veuille ou non, les minorités ont encore gagné, ''par rue interposée! ''
Nos responsables politiques comprendront- ils un jour que ce sont les majorités qui les élisent,''par urnes républicaines et démocratiques!
Le préservatif de la mollesse n'est pas bon pour leur avenir, c'est du
« politic..ou poliniq' action » à l'envers...
Et comme pour le SIDA, il n'y a pas de vaccin ! »

samedi, avril 01, 2006

C.P.E: et pendant ce temps?...

C P E : ET PENDANT CE TEMPS ?...

Tout le monde attendait l'intervention du Président CHIRAC.
Elle fut habile et politique ! Les dispositions prises répondent aux critiques émises par les ANTI CPE. Elles répondent aussi aux lois de la République, avec une incongruité : une loi promulguée sera pour la première fois dans l'histoire de la France interdite d'utilisation, avant les nouvelles dispositions qui devraient la modifier.
Faute de satisfaire tout le monde, elle ne satisfait donc personne !
Le poisson est noyé et « l'occupe foule » a bien fonctionné.
Et pendant ce temps dans d'autres domaines, des arrêtés ministériels passent inaperçus, alors qu'à terme ils mettent la santé des Français en cause !
Pour exemple, les arrêtés en date du 26 février 2006, du Ministre de la Santé, Monsieur Xavier BERTRAND, qui suppriment le traitement des fractures de la liste des produits et prestations remboursables prévue à l'article 165-1 du Code de la Sécurité Sociale.'Désormais le coût de ce matériel chirurgical indispensable reposera uniquement sur le budget des établissements privés et publics.
Les chirurgiens n'auront même plus la faculté de choisir leur matériel d'ostéosynthèse, puisque les choix des techniques et implants seront évidemment guidés par le coût, et donc décidés par les commissions comptables et administratives de l'établissement.
Cela débute par le petit matériel et se poursuivra inévitablement par celui des prothèses de grosses interventions.
Le déficit de la sécurité sociale sera transféré sur celui des établissements publics (les privés abandonnant sans doute avec logique tout ce qui n'est pas rentable ...) Par recoupement la charge incombera d'une façon ou d'une autre, au contribuable cochon payeur.
Un vrai scandale pour la qualité des soins accordés aux patients et une atteinte lamentable à la santé des Français. Ce système qu'on nous enviait et qu'on disait le meilleur du monde se fait la valise !
Ce véritable déremboursement s'effectuant évidemment dans la plus parfaite discrétion.
Un chirurgien député, Olivier Jardé, député UMP de la Somme a posé une question écrite au Ministre sur le sujet. Un chirurgien Thononais réputé et courageux, le Docteur Jean Michel LEROY, a poussé son coup de gueule dans les médias régionaux. Il sera sans doute suivi par beaucoup d'autres...
Mais le grand public n'est au courant de rien sur ce vrai scandale de la santé des Français.
On attend la suite... Mais il est probable que l'on se dirige vers cette solution boiteuse. Il faudra d'ores et déjà que l'on pense à ressortir les béquilles !
Les pays de l'Est, d'Afrique et d'Asie sont prêts pour l'exportation !

En attendant en France, pendant que le peuple manifeste pour un CPE bidon,
le contrat de la médecine à 2 vitesses « pauvres riches » est bel et bien lancé! Sans débat et sans manifs, par simple arrêté ministériel !
Écoeurant !!!