mardi, janvier 31, 2006

RADIO FM :on a chanté Français à BEZIERS

Il y a maintenant 21 ans que les Radios FM de toutes catégories, associatives, indépendantes et réseaux se retrouvent à Béziers au
:« Festival des radios leaders ». Rencontres, débats, échanges sont au programme de la journée ? Mais le soir venu les 900 places du Palais des Congrès ont bien du mal à satisfaire la demande.
C'est toujours à guichet fermé que le spectacle commence.
Depuis 20 ans la soirée du vendredi est très branchée, celle du samedi plus conventionnelle tout en restant tendance ? Cette année le pari de l'organisateur Jean Paul JORGE n'était ni conventionnel, ni tendance... et à vrai dire plutôt osé !
« Deux hommes d'exception » pour une soirée exceptionnelle !
Inviter sur un même plateau 2 grands talents de la chanson française, Daniel GUICHARD et Francis LALANNE , et leur demander de chanter ensemble !
Il fallut d'abord convaincre, ensuite mixer ! Le lien d'interface : un autre géant de la chanson française Léo FERRE, devenu symbole des Radio FM lors d?une mémorable soirée à Béziers, où il harangua les troupes présentes en leur signifiant sur un ton sans appel « .continuez à faire ce que vous faites, ne vous laissez faire par personne ...par personne ,jamais ,vous entendez...»
C'est donc un véritable hommage qui fut rendu ce samedi 28 janvier à Léo ... le Grand ? Deux artistes en parfaite symbiose, un public en communion. Et « Avec le temps » la magie s'opéra LALANNE au piano, pianiste chanteur comme le souligna GUICHARD, et lui-même accoudé sur l'instrument. Chanteur interprète d'une oeuvre immortelle ! L'émotion fut intense, le « temps » trop court ... le frisson au rendez vous !
La poésie, l'interprétation, la musique tous les ingrédients réunis pour graver les mémoires. Une soirée de vraie chanson française, d'autant qu'en prélude Désireless au-delà de son voyage nous fit découvrir un nouveau répertoire magnifiquement accompagné par MICK, auteur compositeur et guitariste particulièrement sensible...
Bonus de qualité : CECILEM lauréate de La Rose d'Or 2004 à l'Olympia permit d'apprécier une voix, une pianiste auteur compositeur, un vrai talent ! Décalée certes de la Starac ou autre sélection du style, mais authentique... voire divinatoire.
Elle créa le bonheur parmi cette assemblée des radios FM, réseaux indépendants, associations confondues, toutes unanimement conquises.
Un festival de plaisir, d'émotion et de qualité chantée.
Un homme avait osé .En coulisse il jubilait discrètement.
Ce soir à Béziers, devant un public toute génération il avait réussi.
Avec la complicité de 2 artistes talentueux et d'un auteur de légende, on avait chanté une « certaine chanson française » et la poésie qui l'accompagne...
Et franchement on était tout à fait tendance !!!
Jean Paul JORGE un visionnaire ? Peut être bien.

samedi, janvier 21, 2006

Juge Burgaud: responsable ou irresponsable?

Le juge Burgaud n'est pas responsable ? Le juge Burgaud ne se juge pas responsable, et il ne s'excusera pas.
C'est l'exemple même de celui qui se considère comme une victime parce qu'il n'a fait qu'utiliser ce que lui permettait des institutions périmées devenues une machine à broyer l'humain et ses vérités.
Le pouvoir et les convictions d'un seul homme non responsable mais devenu irresponsable s'affirment sous le couvert du texte de la loi !
Comment ne pas être sensible
aux témoignages des accusés innocentés d'Outreau,broyés par ce fiasco judiciaire ? Un flop historique.
Comment un « jeune blanbec »
frais émoulu de l'école? et parce que les diplômes l'ont consacré dans un état de juge, puisse se permettre une telle arrogance ?
Est- ce une froideur naturelle et inhumaine ou l'objectif opportun de faire carrière ?
Comment peut-on lui trouver des excuses au nom d'une corporation devenue une caste ou une véritable lobby d'Etat ?
Certes ne faisons pas d'amalgames et prenons en considération l'excellence professionnelle d'une majorité de magistrats. Comprenons la tristesse de cette famille qui voit le discrédit jeté sur la profession. Certains grands professionnels son dépités. Le juge Fennec reconnu pour son courage et son professionnalisme n'a-t-il pas déclaré dans une Interview radio « que dans cette situation kafkaïenne, il y perdait toutes ses illusions ! »
Le système inquisitoire écrit , secret et non contradictoire aurait-il vécu ?
Le commun des mortels s'interroge : A quel titre en effet, des erreurs reconnues pourraient elles être ignorées et rester impunies ?
Il n'est évidemment pas question de faire d'un homme et de ses faiblesses un bouc émissaire, mais simplement après qu'elles soient reconnues de sanctionner ses erreurs !
Pourquoi la société s'autoriserait-elle à punir d'autres professions à grande responsabilité telles les médecins, les chirurgiens , les architectes , les avocats, les policiers et même les militaires, et passerait sous silence les erreurs d'un juge défaillant ? Que devient la démocratie ???
Un homme investi de pouvoirs intangibles, emporté par l'assurance de sa fonction et maintenant une stratégie de défense, ne présentera pas d?excuses aux accusés, il trouve ; « que ce serait une solution de facilité » et se contente
« d'avoir conscience des souffrances des accusées et de leur proches, estimant avoir agi en conscience? » ( Voir ITW de L'Express du 19 au 25 janvier).
Certes l'institution judiciaire est toute aussi responsable que lui, en ayant confié une affaire aussi importante à un jeune juge sans expérience !
Mais après qu'elle se soit excusée par la voix de deux ministres, le juge Burgaud ne peut t'il pas faire état d'humilité, ne pouvant ignorer la douleur de certaines vies brisées par l'opprobre et d'autres envolées vers le néant.
Cet entêtement quelles qu'en soient les raisons est insupportable !
C'est en tout cas le moment de remettre les pendules à l'heure et d'apprécier où les réformes sont nécessaires sur ce pouvoir peut-être excessif d'un seul homme : « Le juge d'instruction » !
La Commission parlementaire a une rude tâche.
Où penchera sa décision ? Vers un acte passif qui ménagera l'institution en place, ou vers une position formelle de reconnaissance, qui devra engendrer une véritable remise en cause et une inévitable réforme de l'appareil judiciaire et de ceux qui en assurent le fonctionnement.
Le peuple qui a été convié, par télévisions interposées, à suivre les débats attend.
Les victimes innocentées aussi !

samedi, janvier 14, 2006

Fonctionnaires: inacceptable blocage...

"Minables ? Vous avez dit minable !!! "

Les propositions du Ministre de la fonction publique ont été jugées inacceptables ?
Les syndicats des fonctionnaires ont quitté la table des négociations manifestant leur mauvaise humeur, prévoyant aussi de se retrouver pour une éventuelle réaction ; Oseront-ils déclencher une grève ? Aux 1,8% d'augmentation réclamée, le ministre a proposé 0.5% laissant la porte ouverte à des discussions qui entrevoyaient qu'un mieux pourrait être envisagé dans le cadre d'un accord global.
Le bras de fer est engagé, et déjà les paris sont ouverts : le ministre reculera et les fonctionnaires obtiendront ! Pas tout, mais pas loin, seulement sous d'autres formes. Il faut bien sauver la face. Ce qui est inacceptable, c'est l'attitude sans concession des syndicats ? avec des déclarations à l'emporte pièce du style :« l'Etat fait l?aumône à ses agents » allant même jusqu'à qualifier les propositions gouvernementales « de minables » par la voix d'Elisabeth DAVID de l'UNSA ?
Qui sont les vrais minables dans cette affaire ? Oublient-ils l'autre France celle des travailleurs du privé qui chaque mois se posent la question de savoir si le mois prochain ils auront encore un emploi ?
Qui sont les vrais minables ? quand on sait que l'arrivée des techniques informatiques a éliminé une personne sur trois dans le privé, ne privant pas d'un effectif les privilégiés du service fonctionnarial.
Qui sont les vrais minables ? quand pour défendre quelque privilèges périmés, ou par simple obsession de prévoir leur garantie on bloque les travailleurs du privé mettant en danger l'existence de leur entreprise, donc de l'outil de travail.
Qui encore, sont les vrais minables ? quand on apprend que le salaire moyen des fonctionnaires est de 2000 euros nets par mois alors qu'il n'est que de 1800 euros dans le privé. Faut il ajouter certaines primes souvent injustifiées, ou avantages de proximité ou autre comité d'entreprise! (voir pour cela les chiffres de l'IFRAP* « Institut Français sur les Administrations Publiques » et le très documenté ouvrage informatif de son rédacteur en chef Nicolas LECAUSSIN: « Cet Etat qui tue la France ?) chez PLON . Ce livre dénonce les ravages de l'Etat et de ses administrations !
Au chapitre ; Oseront-ils faire la grève? La question reste posée. Mais de toutes façons on sait déjà à l'avantage de qui tournera la décision ?
Le pouvoir politique est bien faible devant la puissance du fond de commerce des fonctionnaires ! Plus encore en ces périodes préélectorales. Toutefois, quand un qualificatif aussi véhément que celui de « minable » est lancé par un représentant syndical, on est en droit de se demander à qui faut-il vraiment l'attribuer ?
Quant à la Société Civile de plus en plus ignorée, A-t-elle encore quelque chose à dire ?
Sinon que d'attendre que le ras le bol la fasse se manifester ?


* Site internet : www.ifrap.org/

dimanche, janvier 08, 2006

Hommage à une amie journaliste

Hommage à une amie journaliste.


Elle s'appelait Valérie CADOT-DANTAND. VAL pour les amis.
Elle faisait partie intégrante de ceux et celles qui ont soif de vérités.
Elle aimait dire ce qu'elle pensait et s'en suivait la parallèle de penser ce qu'elle disait !
Emportée par sa passion et son envie de faire passer le message, elle était parfois impertinente, quelquefois même excessive, mais jamais pour faire mal ou détruire, seulement parce qu'elle croyait à ses convictions.
Tantôt "gentille moqueuse," tantôt "savoureuse ironique", et de temps en temps carrément insolente, elle était souvent géniale, et comme l'a dit Aristote :
« Il n'y a pas de génie sans un grain de folie. »
Profondément humaine, sa générosité n'avait d'égale que son inconscience à faire du bien sans compter...et sans se soucier des conséquences financières du lendemain.
L'important, c'était d'agir vite car l'intérêt de son action était dans la rapidité à réussir.
Elle était tolérante, désintéressée et magnanime.
Elle possédait cette qualité de courage qui devant le danger rend les êtres inébranlables.
Comme tout être humain, elle avait ses peines, connaissait aussi l'inquiétude, l'angoisse des lendemains incertains, mais elle en savait les remèdes : « l'amitié et la confiance de ceux qu'elle aimait. » Pour ses proches qui entraient dans cette complicité intime, c'était alors une intarissable source de bonheur !
Elle ne craignait ni la critique, ni l'opprobre de la rumeur. Pourtant elle possédait cette sensibilité qui autorise les humains qui en sont pourvus à exacerber leur ressenti. Alors si elle avait mal, son courage lui permettait d'encaisser la souffrance sans se plaindre.
Ceux qui l'ont côtoyée admiraient son dynamisme, sa fougue, sa soif de vivre, sa joie de partager les bonnes choses de la vie.
Comme me le disait une de ses amies proche : « Val, c'était un cheval fou que rien ne pouvait arrêter !!! »
Hélas un obstacle est survenu à l'aube de ses 36 ans.
Elle avait déjà beaucoup fait, mais il lui restait tellement à faire...
Comme tous ces êtres pour lesquels le talent est inné ses amis attendaient tout d'elle.
Elle nous avait déjà surpris , elle nous aurait encore étonnés.
Paradoxe de la vie, elle qui détestait l'injustice, elle a dû en subir la cruauté !
Mais pour tous ceux qui l' ont connue, elle restera celle qu'on admire, qu'on aime et qu'on ne peut oublier.
Sa beauté était une faveur, son intelligence un don du ciel .
Lara
sa fille qu'elle chérissait tant est déjà son portrait,
Souhaitons lui de grandir à son image.
Valérie, tu étais si belle avec ton sourire, tellement plus belle encore avec tes pensées généreuses.
Tu resteras pour ceux qui t'ont connue celle qu'on n'aurait jamais voulu perdre, mais...
Qu'on aura bonheur à retrouver un jour,
Dans ton paradis qui ne peut-être que d'amour !


Yvon Chaloyard.

samedi, janvier 07, 2006

S.N.C.F... Patates chaudes !!!

S.N.C.F...Patates Chaudes !!!

« C'est pas moi, c'est l'autre ? » réflexe de défense bien connu d'un enfant de 10 ans devant un évènement sottise dont il veut se disculper. Mais cela devient immature voire cocasse, quand cette règle s'applique aux graves incidents du train NICE /LYON.
La chasse aux responsabilités est ouverte ! Par la voix du directeur régional, la SNCF minimise parlant d?une « série d?incivilités, pouvant créer une espèce de chahut? »
Les policiers et les gendarmes appliquent la règle du : « C'est pas sur mon territoire? »
La police des trains est carrément absente (c'est la faute du manque d'effectifs !)
Les contrôleurs sont invisibles ? (pas habilités à faire régner l'ordre, lorsqu'il y a violences !)
Les politiques de l'opposition font gorges chaudes à l'unisson, critiquant à coeur joie le secteur de l?insécurité, qu'ils ont minimisé pendants des années, ( faisant montre d'une insolente inefficacité lorsqu'ils étaient au pouvoir!)
Le ministre de l'intérieur réplique avec ironie (à juste titre ...) et promet qu'on ne l'y prendra plus. Il annonce des renforts à « fort rendement ! »
Le Président de cet ETAT trouve lui ces violences dans le train : « totalement inacceptables » (c'est la moindre en l'état!!!) et promet:« que les coupables seront recherchés et punis », soulignant au passage que les forces de l?ordre et la SNCF doivent évidemment, assurer la sécurité des voyageurs !
Quant aux voyageurs, eux aussi , ils comptaient sur les autres, sur le service d'ordre public ! Ils n'ont pas pensé un seul instant qu'en l'absence, la solidarité l'union et le courage pouvaient aussi être efficaces devant une vingtaine de gamins plus ou moins ivres qui eux, savent parfaitement que personne n'osera s'interposer !
La règle de la patate chaude: « c'est pas à moi, c'est aux autres?» a précisément fonctionné ! Des gamins font régner la terreur, parce que des adultes ne font pas face ,
qu'ils soient usagers, agents SNCF, policiers, gendarmes ou politiques ! A une époque, on appelait cela : « Faiblesse » Aujourd'hui, c'est le reflet d'une société où laxisme du service public, mièvrerie des responsables, et lâcheté de l'homme se conjuguent au pluriel.
Il n'y a seulement que quelques années, le respect de l'adulte, quelques taloches ou coup de pied au cul, auraient suffi à calmer ces sales garnements (qu'ils soient voyous ou racailles ...) Dans l'accomplissement de leurs méfaits , ils sont tout simplement délinquants!
Mais aujourd'hui, (évolution oblige...) ces réprimandes concrètes d'hier sont des actes de violences répréhensibles par la loi. Par contre, cassage de têtes, coups de couteau, vol avec coup de poing ou de pied, tentative de viols, sont eux : « des faits de société », certes répréhensibles par la loi, mais quand les représentants de cette loi sont absents ou arrivent en retard, il y a longtemps que les « agresseurs sauvageons » sont loin dans la campagne qui borde le train ou la ville !
Alors on va faire ce qu'il faut : « appeler les renforts », pour cette société d'assistés et de sans courage ! Il n'y a que çà à faire !