dimanche, mai 06, 2007

Régimes spéciaux et encore …

…Le sujet fut abordé au cours du face à face SARKO/SEGO … Je n’épiloguerai donc pas sur le contenu des propos, chaque citoyen étant à même de se faire sa propre idée … Mais au-delà des régimes spéciaux il est un sujet qui fut esquissé, ou plutôt ignoré ; c’est celui des « privilèges spéciaux ». « Les héritiers des privilèges d’un autre âge qui cumulent salaires primes et indemnités, roulent en voiture de fonction et occupent aux frais de la princesse des adresses de rêve ». Un extrait de cette excellente enquête du journaliste Yvan STEFANOVITCH : « Aux frais de la Princesse » ouvrage étonnant où l’on découvre dans le détail les privilèges de la république.
Les grands corps de l’Etat et ses 15 000 hauts fonctionnaires y sont passés au crible. On y apprend l’incroyable gâchis qui profite à des maîtres carriéristes, ou de « droite ou de gauche », formés par les grandes écoles de la République dont l’ENA est le producteur principal.
A lire pour s’informer sur une machine infernale, même si au cours des chapitres on est complètement abasourdi avec nausées et montée d’adrénaline garanties !
On y découvre que la révolution de 1789 si elle a aboli
la noblesse n’a pas su empêcher les privilèges de se réinstaller et de s’amplifier insidieusement dans une caste d’éminences grises qui se fait souvent discrète et que le commun des mortels a du mal à détecter.
Un copié collé amélioré pour une meilleure rouerie !
Les comtes, barons ou marquis sont devenus les « ENAcrates » princes de la république ou éminents personnages des cabinets ministériels du contrôle ou de la finance. Ils maîtrisent avec stratégie le système pour en faire carrière et profits.
Cette nouvelle noblesse, ces nouveaux seigneurs des privilèges, n’ont aucune religion, mais la foi en la loi qui les protège, ( où pour l’élaboration de laquelle certains ne sont d’ailleurs pas étrangers …) système bien huilé qui leur autorise des profits extravagants à l’origine d’un énorme gâchis des deniers publics.
Ni Monsieur SARKOSY ni Madame ROYAL n’ont soulevé ce point des « privilèges spéciaux » et mis en cause ces « sujets princes » de l’attribution et des prérogatives.
Merci à Yvan STEFANOVITCH, brillant auteur de cet ouvrage percutant « Aux frais de la princesse » d’y avoir pensé pour nous.
A lire absolument !